Isabelle fréquentait Sébastien depuis quelques semaines. Elle était mince, petite, brune. Lui était de taille moyenne, brun et athlétique. Elle était technicienne en administration ; il était pilote de brousse. Ils s’entendaient bien et commençaient déjà à adopter une petite routine. Chaque dimanche, ils allaient au centre commercial, puis au un marché aux puces et finissaient par faire quelques emplettes pour le dîner.
Leur vie sexuelle devenait également routinière. Le vendredi soir, à minuit, Sébastien commençait par se coller un peu auprès de Julie. Celle-ci, lentement, sachant que le désir montait en elle, toucha le caleçon de son copain et, sentant que son sexe était dur, prit les devants, quelque peu aventurière. Pendant que son copain lui enlevait sa petite culotte, elle embrassa le cou de Sébastien, sa bouche, sa gorge, ses bras, son ventre puis son sexe. Sébastien ferma les yeux, car il aimait ne pas savoir à l’avance où se poserait les lèvres de sa petite copine. Toutefois, rapidement, sous l’effet de la passion, il inonda sa partenaire, incapable de se retenir plus longtemps. Isabelle vitupéra : « J’en ai reçu dans mon oeil droit ! » Elle toucha le dessus de sa tête : « Ah non ! Pas encore dans mes cheveux ! » Elle se sauva alors à la salle de bain pour s’essuyer et pour enlever le liquide qui avait atterri par mégarde dans son oeil.
Lorsqu’elle revient, Sébastien, mal à l’aise, s’excusa et prétesta un problème d’éjaculation précoce pour expliquer son manque de galanterie au lit. « Je devrais peut-être aller voir un sexologue ! », se dit-il avant de plonger dans un profond sommeil. Isabelle se coucha, mécontente.
Une semaine passa.
Le dimanche arriva. Le couple alla au centre commercial, puis au marché aux puces. Sur une tablette désordonnée, Isabelle une vieillerie intéressante : un casque d’aviateur avec une paire de lunette intégrée.
« Voilà qui me donne une idée ! » se dit-elle en passant la langue sur ses lèvres. Sébastien ne remarqua rien.
Le vendredi soir, vers minuit, celui-ci recommença à se coller auprès d’Isabelle. Comme à l’habitude, elle acquiesça à la demande son partenaire en tâtant le caleçon gonflé. Pendant qu’il lui enlevait sa petite culotte, elle embrassa son partenaire un peu partout sur son corps jusqu’à ce que celui-ci ferme les yeux. Se sentant prête à l’aventure, elle mit son plan à exécution. Elle se pencha et ouvrit une boîte dissimulée sous le lit. Elle mit le casque et continua à embrasser le corps de Sébastien. Encore une fois, ce dernier, pris d’une passion subite, inonda rapidement sa partenaire.
Il prit quelques secondes pour préparer mentalement une excuse, fit une grimace et ouvrit les yeux. Il fut étonné de voir qu’Isabelle enlevait son casque d’aviateur.
« – J’ai trouvé une façon de ne plus me faire arroser !, dit-elle en riant.
- Plutôt original !, dit-il mal à l’aise. Je te promets chérie, je vais appeler le sexologue lundi.
- J’espère bien !, répondit-elle en souriant. Entre temps, je te rappelle que c’est maintenant à ton tour de m’embrasser ! »
Isabelle ferma les yeux.
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À mon avis, c’est lui qui devrait porter son casque d’aviateur et ses lunettes. Il serait ainsi moins tendu, en altitude, et pourrait peut-être mieux satisfaire sa partenaire…ou encore peut-être devrait-elle essayer la même chose mais dans l’avion. Ce ne sont que des petites suggestions…