Ce matin, en buvant mon café équitable, un article du Devoir a soulevé mon attention. L’auteure, Caroline Montpetit, faisait un compte rendu du livre Amour de Jacques Attali. J’ai rapidement été sous le charme de ce résumé, puisque monsieur Attali fait l’histoire des différentes conceptions de l’amour au cours de l’histoire humaine. Je n’ai pas été surprise de constater que la femme n’a jamais été tout à fait l’égale de l’homme : l’adultère féminin a toujours été condamné plus sévèrement que l’adultère masculin. Certains rois avaient jusqu’à 12 femmes (sans compter les courtisanes). Si l’une d’entre elle avait eu une aventure extraconjugale (avec un autre noble de la cour), je crains qu’elle aurait été punie par son mari, sévèrement punie.
Cependant, je ne souhaite pas lire ce livre par montée de féminisme ou par une haine puérile envers le patriarcat. Je souhaite plutôt pour mieux comprendre la conception du couple dans nos sociétés modernes, en particulier la monogamie. Je me demande souvent pourquoi les structures sociales encouragent, ou obligent dans certains pays, les relations exclusives entre deux personnes et la soumission des femmes à un seul partenaire. Dans le résumé, Montpetit explique que « la monogamie, qui a été pratiquée tout au moins de façon provisoire partout sur terre, a cependant l’avantage de préserver l’équilibre des sexes, hommes et femmes étant à peu près aussi nombreux. Elle est aussi souvent largement affaire d’économie et trouve parfaitement sa place dans un contexte de capitalisme et d’obsession de l’épargne. »
Le mariage est donc intrinsèquement lié à l’économie marchande de notre époque. Mais rend-il heureux ? Serais-je heureuse si je me mariais avec un riche bourgeois lorsque j’aurai terminé mon doctorat ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. J’aime la liberté. Les petits plaisirs de la vie. Je cherche à être un peu plus hédoniste, joyeuse et vivante. Je souhaite construire mon bonheur de la façon qui me plaira. Je n’aime pas les liens, les chaînes qui pourraient m’attacher à un homme ou à une femme. J’ai davantage le désir de m’épanouir en toute liberté sans me préoccuper d’être sérieuse, d’être une bonne épargnante et de bien respecter les conventions sociales qui pourraient nuire à mon bonheur.
Archivé sous: Non classé | Tagué : Réflexion abstraite
C’est toujours bien vu de boire un café équitable en lisant le devoir!;)
Le mariage, ou la monogamie, peut correspondre à tes objectifs … si le tout se vit avec l’amoureux qui te convient. Sans dire que la femme est pleinement l’égale de l’homme dans la société moderne, on peut sans doute admettre qu’elle n’est plus soumise à des règles économiques qui briment sa liberté au point de l’enchaîner dans le mariage. D’ailleurs, je constate que les femmes sont pratiquement toutes aussi polygames que les hommes ces temps-ci…